Près de 1 Français sur 2 (43 %) subit des nuisances sonores. Transport routier, ferroviaire, activités économiques, industrielles ou troubles de voisinage, les sources de désagrément sont nombreuses. Mais le bruit n'est pas une fatalité. Des solutions techniques existent, souvent méconnues, qui permettent de bloquer ou d'atténuer la transmission des vibrations sonores.
Le bruit désigne tout ce que nos oreilles peuvent percevoir. Toute source sonore produit une vibration qui se propage sous la forme d'une onde. Nous percevons comme du bruit le choc des vibrations contre notre tympan.
Bruit et transmission
Les constructions sont soumises à 2 types de nuisances sonores :
- les bruits dits "aériens", émis par une source n'ayant pas de contact direct avec la structure construite (voix, circulation dans la rue, etc.). Leurs vibrations se propagent dans l'air et font ensuite vibrer directement les
tympans. Ils se transmettent plus ou moins à travers les parois séparatives (murs, planchers, cloisons) en fonction de la capacité de ces ouvrages à les filtrer. Ils sont également transmis latéralement par les autres parois auxquelles la paroi séparative est liée.
- les bruits "solidiens" ou bruits de contact, font, quant à eux, directement vibrer la partie du batiment concernée. Une chaise qui frappe le sol, par exemple, l'enfoncement d'un clou dans un mur, un claquement de porte, des bruits de pas... Ces types de vibrations se propagent dans la construction et l'air environnant.
Réglementation
Avant 1970, aucune réglementation acoustique n'était imposée aux constructeurs. Pour les logements construits entre 1970 et 1996, l'arrêté de juin 1969 a fixé des valeurs maximales de niveau de bruit perçu à travers les planchers, cloisons et murs séparatifs entre logements ainsi que des niveaux maximum de bruit des équipements techniques. Un arrêté complémentaire a ensuite traité de l'isolement acoustique des façades exposées aux bruits routiers.
En 1994, une nouvelle réglementation acoustique (NRA) plus stricte a été mise en place, renforçant et complétant les exigences précédentes. Citons entre autres le renforcement de l'isolation entre les logements ainsi qu'entre logements et circulations communes, le passage du niveau maximal de bruit de 70 dB(A) à 65 dB(A) pour les bruits d'impact, un isolement minimum de 30 dB désormais requis contre les bruits extérieurs, etc.
Aujourd'hui, nous verrons qu'il est aisé grace aux solutions techniques existantes de mettre aux normes les batiments d'habitation les plus anciens et d'apporter ainsi un véritable confort acoustique à leurs occupants.
A retenir : le bruit ça se mesure !
Le bruit se mesure à l'aide d'un sonomètre permettant l'évaluation du niveau sonore. Le décibel (dB) est l'unité retenue pour le niveau sonore. Cette échelle est conçue de telle manière que, lorsqu'une source sonore est multipliée par deux, le niveau est augmenté de 3 dB. Ainsi, 2 conversations identiques et simultanées, dont le niveau sonore est de 50 dB, ne donneront pas 100 mais 53 dB. Les sons audibles se situent entre 0 dB (seuil d'audition) et 120 dB, seuil de la douleur. La gêne, notion subjective, est ressentie de manière très variable d'un individu à l'autre. Une conversation normale atteint 60 dB. Dans le monde du travail, le seuil d'alerte pour la santé est fixé à 85 dB et le seuil de danger à 90 dB.

A savoir
Dites- le à vos clients !
Les riverains d'aérodromes peuvent bénéficier d'aides financières pour insonoriser leur logement. Financée par la taxe sur les nuisances sonores aériennes (TNSA), ces aides sont attribuées par les exploitants des aérodromes (chambres de commerce et d'industrie par exemple).
Pour localiser les bénéficiaires de l'aide, un plan de gêne sonore (PGS), constatant la gêne subie, est établi pour chaque aérodrome et disponible à la mairie de la commune concernée.
Étude et devis
Pour bénéficier de l'aide (qui s'applique peu aux batiments neufs, en principe bien isolés), vos clients doivent déposer un dossier auprès de l'exploitant de l'aéroport, suite à quoi une étude prenant notamment en compte la catégorie technique
et l'ancienneté du batiment est réalisée.
À partir de cette étude, vos clients se tourneront vers vous pour obtenir des devis. L'exploitant les recevra puis indiquera à vos clients le montant de l'aide qui leur sera attribuée. Celle-ci s'élève en moyenne à 80 % du montant des prestations réellement exécutées (travaux et études acoustiques préalables).
Les travaux doivent être réalisés dans un délai maximal de 2 ans à compter de la notification de la décision d'attribution
de l'aide.
A retenir
Règles d'une bonne isolation acoustique
L'isolation phonique ou acoustique consiste à éviter la propagation des bruits, qu'ils viennent de l'extérieur ou qu'ils soient émis depuis le local à isoler.
Il existe 3 prinicipes de base:
1/ La loi de masse : plus c'est lourd, mieux ça isole. À épaisseur égale, un voile en béton banché, plus lourd, isolera mieux que du platre !
2/ La loi d'étanchéité : là où l'air passe, le bruit passe ! Si le renouvellement de l'air du logement est indispensable - à l'aide d'une VMC par exemple -, il convient de veiller à la bonne étanchéité de la mise en place des solutions, des fenêtres, bas de porte, coffres des volets roulants... Il existe des entrées d'air "acoustiques" à poser dans les traverses hautes des fenêtres.
3/ La loi masse-ressort-masse : une cloison formée de 2 parements rigides séparés par un matériau absorbant les vibrations de l'air (jouant un effet dit "ressort") possède des performances acoustiques plus élevées pour un poids inférieur.
En savoir plus
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Voir le site internet de Lafarge Platres
Voir l'article "Nouvelles plaques chez Lafarge Platres"
Voir l'article "Acoustique en milieux scolaires : les solutions Armstrong pour les salles de classe"
Plus d'infos
Lire l'article "Les nuisances intérieures"
Lire l'article "Les nuisances extérieures"








L’Alliance EnOcean, qui regroupe aujourd’hui 170 entreprises dans le monde, répond sur le marché des bâtiments intelligents à une demande de solutions homogènes, globales et évolutives qui soient à la fois multimétiers et multiconstructeurs. Depuis février, elle s’est implantée en France à partir d’un réseau de 19 entreprises.
